Shining Girls, série Apple TV+ avec Elisabeth Moss
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Shining Girls, la série Apple TV+ que j’ai adorée

Huit épisodes, une héroïne dont la réalité se dérobe, et Elisabeth Moss qui fait à peu près tout (jeu, réalisation, production). Le thriller Apple TV+ à ne pas rater.

Shining Girls fait partie de ces séries qu’on lance un soir sans trop y penser et qu’on termine à 3h du matin, la lumière restée allumée. Huit épisodes, une seule saison, et une héroïne qu’on n’oublie pas.

Key art officielle de Shining Girls (Apple TV+)
Shining Girls, sur Apple TV+.

De quoi ça parle

À Chicago, Kirby Mazrachi a survécu à une agression atroce. Depuis, quelque chose cloche : sa réalité change sans prévenir. Un jour elle est mariée, le lendemain non. Son bureau a déménagé, son chien n’a jamais existé, la couleur des murs a bougé. Elle est la seule à le remarquer et, forcément, personne ne la croit vraiment.

Quand un meurtre récent porte exactement les mêmes marques que son agression, Kirby s’accroche à cette piste. Elle fait équipe avec Dan Velazquez, un journaliste doué mais cabossé, pour remonter jusqu’à son agresseur. Et plus ils creusent, plus le sol se dérobe.

Elisabeth Moss, tête d’affiche (et bien plus)

Oui, c’est bien elle : June dans The Handmaid’s Tale, Peggy dans Mad Men. Et sur Shining Girls, elle ne se contente pas de tenir le rôle principal. Elle réalise plusieurs épisodes et produit la série via sa société Love and Squalor Pictures. Autrement dit, elle fait à peu près tout, et ça se sent dans la cohérence de l’ensemble. Peu d’acteurs portent une série sur leurs épaules avec cette intensité.

Petit aparté qui revient souvent à son sujet : Elisabeth Moss est membre de l’Église de scientologie depuis l’enfance, comme Tom Cruise ou John Travolta. Elle en parle rarement et l’a défendue publiquement comme une religion « mal comprise », alors que l’organisation reste, elle, très critiquée et controversée. Un sujet à part entière, qui n’enlève rien à son talent devant et derrière la caméra.

Autour d’elle

  • Wagner Moura, le Pablo Escobar de Narcos, en journaliste désabusé.
  • Jamie Bell en Harper, un solitaire dont on met du temps à cerner les intentions.
  • Phillipa Soo, révélée par Hamilton, en Jin-Sook, du planétarium Adler.
  • Amy Brenneman, solide, complète le tableau.

Aux commandes : la showrunneuse Silka Luisa, d’après le roman de Lauren Beukes, avec Michelle MacLaren (Breaking Bad) derrière la caméra sur les premiers épisodes et Leonardo DiCaprio à la production.

Pourquoi ça marche

C’est d’abord une ambiance : Chicago pluvieux, lumières froides, une tension sourde qui monte épisode après épisode. Moss joue une femme qui doute d’elle même en permanence, et la série nous met exactement dans cet état. On note les détails, on compare les scènes, on cherche ce qui a changé. C’est un thriller mental autant qu’une enquête.

Et cette petite touche qui change tout

Je garde le meilleur pour la fin. Ce qui fait vraiment basculer Shining Girls, c’est une pincée de science-fiction. Légère, jamais envahissante, pile la bonne dose : juste assez pour éclairer pourquoi la réalité de Kirby se réécrit, et surtout pour donner envie de fouiller, de recoller les morceaux, de relancer un épisode histoire de vérifier un détail. Ce n’est pas une série « de SF », c’est une série qui s’en sert comme d’un mécanisme, avec une élégance rare.

Où la voir

Sur Apple TV+ : une saison, huit épisodes. Parfaite pour un week-end.

La bande-annonce :

Fiche complète, casting et détails : Shining Girls sur streaming.jaimmme.com.

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